Le tarif de rachat du surplus solaire est tombé à 4 centimes le kWh en 2026. Dans ce contexte, valoriser son excédent de production plutôt que de le céder pour presque rien est devenu une priorité pour beaucoup de propriétaires de panneaux. La batterie virtuelle s’est alors imposée comme la réponse la plus accessible. Mais le comparatif des batteries virtuelles disponibles en France se limite aujourd’hui à deux offres sérieuses, dont les différences sont plus significatives qu’il n’y paraît.
Quels critères pour comparer les offres de batteries virtuelles ?
Quatre points sont importants dans le comparatif entre batteries virtuelles : le coût réel (abonnement + frais d’activation + tarif de fourniture), les taxes d’acheminement sur les kWh restitués, la flexibilité de l’engagement, et la compatibilité technique. Le coût réel d’une batterie virtuelle est souvent sous-estimé : le tarif de fourniture peut dépasser le tarif réglementé EDF, ce qui réduit le gain net si la production est limitée. La compatibilité avec une installation existante et le sort des crédits non consommés en fin de contrat méritent également d’être clarifiés avant de signer.
Les meilleures batteries virtuelles en 2026
Ces critères étant posés, voici comment chaque acteur se positionne dans ce comparatif entre les batteries virtuelles du marché.
Mylight150 : pilotage actif de l’autoconsommation
La MySmartBattery de mylight150 combine batterie virtuelle et coffret connecté pour piloter les équipements énergivores du logement (ballon d’eau chaude, PAC, borne VE) et maximiser l’autoconsommation instantanée avant de stocker.
Les abonnements sont à partir de 15 €/mois, sans engagement, le stockage est illimité, et les taxes d’acheminement sont incluses : 1 kWh stocké = 1 kWh rendu toutes taxes comprises.
Le coffret connecté représente environ 2 000 €, intégré dans une installation neuve. C’est la solution proposée par Boubat Eco Energie, qui assure l’installation et le suivi de l’écosystème mylight150.
Urban Solar Energy : la solution sans équipement
Urban Solar propose une architecture plus simple : 1 € HT/kWc/mois, stockage illimité, sans engagement ni équipement supplémentaire. Pour 6 kWc, cela fait 72 € HT/an plus 299 € TTC de frais d’activation.
Les taxes d’acheminement s’appliquent sur les kWh restitués (environ 0,095 € HT/kWh). L’abonnement de fourniture est légèrement supérieur au tarif réglementé EDF (202 €/an contre 186 € pour un compteur 6 kVA en février 2026).
Quelle batterie virtuelle choisir selon son profil ?
Urban Solar convient aux installations existantes qui cherchent à valoriser leur surplus sans investissement supplémentaire. Mylight150 s’adresse aux projets neufs ou à ceux qui visent une autonomie élevée : le niveau de pilotage qu’elle offre n’a pas d’équivalent chez son concurrent. Pour les foyers qui envisagent une autonomie maximale, comparer cette approche avec une solution de stockage physique reste pertinent, les coûts des batteries physiques ayant nettement baissé.
Les délais de rentabilisation d’une batterie virtuelle varient selon la puissance installée et le profil de consommation. Les retours d’expérience d’utilisateurs équipés donnent également une lecture plus concrète que les simulations théoriques.
Que retenir de ce comparatif entre batteries virtuelles ?
Mylight150 et Urban Solar partagent le même principe mais s’adressent à des profils différents. Pour choisir la meilleure batterie virtuelle pour votre situation, le critère déterminant n’est pas le tarif affiché mais votre configuration : installation neuve ou existante, niveau d’autoconsommation visé, volonté d’investir dans un équipement de pilotage. Dans les deux cas, le changement de fournisseur est obligatoire, ce qui implique d’évaluer l’impact sur votre contrat de fourniture actuel et la portabilité de vos crédits.
