Panneaux solaires pour les domaines viticoles du Cher

photo d'une installation photovoltaïque réalisée par Boubat Eco-Energie

Les vendanges dans le Cher viticole (Reuilly, Quincy, Menetou-Salon) touchent à leur fin. C’est souvent à ce moment-là que les domaines commencent à regarder de plus près leur facture d’électricité, et à se demander si le solaire photovoltaïque a du sens pour leur exploitation. C’est une question que les équipes de Boubat Eco-Energie, installateur photovoltaïque du Cher, de l’Indre et de l’Allier, rencontrent régulièrement sur le terrain. La réponse dépend moins du volume de la récolte que de la manière dont l’électricité est réellement consommée sur l’année. L’énergie solaire fait partie des énergies renouvelables (EnR) qui progressent le plus vite dans les exploitations agricoles. Cet article s’appuie sur des données filière pour y répondre concrètement.

Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les vendanges elles-mêmes qui pèsent le plus dans la facture électrique d’un domaine viticole, mais la vinification qui suit : la thermorégulation des cuves représente à elle seule jusqu’à 45 % de l’énergie consommée dans un chai, contre environ 5 % pour la réception et la logistique de la récolte. La pertinence du solaire dépend donc surtout du moment où cette énergie est utilisée, et des surfaces de toiture disponibles sur le chai ou les hangars.

Comment fonctionne une installation solaire sur une exploitation agricole ?

Un panneau solaire transforme la lumière du soleil en courant continu grâce à ses cellules en silicium. Un onduleur convertit ensuite ce courant continu en courant alternatif, le format utilisé par les équipements du chai et compatible avec le réseau électrique. L’installation est raccordée à ce réseau : cela permet de consommer l’énergie produite sur place, en particulier pour les usages de journée comme le pressurage, et de revendre le surplus non consommé plutôt que de le perdre.

Cette production d’électricité, ou production d’énergie locale, fait des panneaux solaires photovoltaïques une solution simple à intégrer sur un bâti agricole existant, à condition de bien évaluer l’ensoleillement disponible et les horaires réels de consommation du chai. Une installation bien dimensionnée reste rentable sur la durée, à condition d’être pensée à partir de la consommation réelle plutôt que d’un modèle standard ou d’un kit solaire grand public, non adapté à la puissance ni aux horaires d’un chai.

Où part l’électricité dans un chai pendant les vendanges et la vinification ?

Selon une synthèse ENGIE Pro s’appuyant sur des audits énergétiques menés par les Chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, l’électricité est la première source d’énergie directe d’une exploitation viti-vinicole, devant le fioul et le gasoil. Les opérations de cuverie concentrent environ 65 % des dépenses énergétiques, dont la thermorégulation des cuves à elle seule jusqu’à 45 % de l’énergie totale, et jusqu’à 71 % dans certains chais. Le stockage et la mise en bouteille représentent environ 20 % de la consommation, l’éclairage 5 à 7 %. La réception et la logistique de la vendange, souvent perçues comme le moment le plus intense, ne comptent que pour environ 5 % du total.

Concrètement, refroidir une tonne de raisin de 2,5 degrés demande environ 1 kWh, contre jusqu’à 6 kWh pour un refroidissement plus poussé, de 30 à 15 degrés.

Combien consomme un chai en moyenne ?

Une étude ADEME/BIVB menée en Bourgogne en 2012 situe la consommation annuelle d’un chai entre 5 et 325 kWh par hectolitre selon les exploitations, avec une moyenne d’environ 143 kWh/hl pour un chai à dominante rouge, et 45 kWh/hl pour un chai à dominante blanc. Le vignoble du Centre-Loire étant majoritairement blanc (sauvignon), ces chiffres bourguignons donnent un ordre de grandeur utile, sans se substituer à une mesure propre à chaque domaine.

Le vignoble du Centre-Loire, une zone reconnue par la filière

Reuilly, Quincy et Menetou-Salon font partie des huit appellations suivies par le Bureau Interprofessionnel des Vins du Centre-Loire (BIVC), organisme créé en 1994 et basé à Sancerre, qui couvre le vignoble du Cher, de l’Indre, de la Nièvre et du Loiret.

Quand consommer : la vraie question pour le solaire

La thermorégulation des cuves ne s’arrête pas à la tombée de la nuit : elle peut fonctionner en continu pendant les phases critiques de fermentation. Une installation solaire couvre naturellement bien les besoins qui se concentrent en journée, comme le pressurage ou certaines pompes de transfert. Pour les besoins de refroidissement qui se prolongent la nuit, une étude au cas par cas reste nécessaire pour déterminer la part réellement couverte par l’autoconsommation, et si un stockage batterie ou un complément réseau reste pertinent.

Les toitures disponibles sur une exploitation viticole

Un domaine viticole dispose souvent de plusieurs bâtiments aux toitures importantes : chais, hangars de stockage, ateliers. Ces surfaces, déjà bâties, sont un point de départ naturel pour un projet solaire, comme le détaille l’article rentabiliser un hangar existant grâce à l’installation de panneaux solaires. À titre d’exemple national, le projet Vitivolt, dans le Maine-et-Loire, vise une autoconsommation couvrant 15 % des besoins électriques du domaine grâce à une toiture agrivoltaïque, preuve que l’électricité solaire peut devenir une énergie renouvelable fiable pour une exploitation viticole, en complément du réseau.

Boubat Eco-Energie, un accompagnement pour les exploitations agricoles du Cher

Boubat Eco-Energie, installateur de la région, a déjà réalisé plusieurs installations photovoltaïques chez des exploitants agricoles du Cher, dont un GAEC à Blet, avec une installation de 300 kWc. L’entreprise accompagne les exploitants agricoles du Cher, de l’Indre et de l’Allier dans l’étude de leurs besoins électriques et le dimensionnement d’une installation solaire photovoltaïque adaptée à leur activité, sur la page dédiée aux exploitants agricoles.

Définitions clés

  • Thermorégulation : contrôle de la température des cuves pendant la fermentation, principal poste de consommation électrique d’un chai.
  • Chai : bâtiment où se déroule la vinification et le stockage du vin, souvent doté de grandes toitures.
  • Autoconsommation : fait de consommer directement l’électricité produite par ses panneaux solaires, plutôt que de la puiser sur le réseau.

FAQ

Quelle est la principale consommation électrique d’un chai ? La thermorégulation des cuves pendant la vinification, qui peut représenter jusqu’à 45 à 71 % de l’énergie consommée.

Les vendanges sont-elles la période la plus énergivore pour un domaine viticole ? Non, la réception et la logistique de la vendange ne représentent qu’environ 5 % de la consommation électrique d’un chai. C’est la vinification qui suit qui pèse le plus.

Le solaire est-il adapté à un chai qui fonctionne aussi la nuit ? Le solaire couvre bien les besoins de journée. Pour les besoins nocturnes de thermorégulation, une étude spécifique permet de déterminer la part réellement autoconsommable et l’intérêt d’un stockage batterie.

Combien consomme un chai en moyenne ? Entre 45 et 143 kWh par hectolitre selon le profil du chai, d’après une étude ADEME/BIVB menée en Bourgogne.

Boubat Eco-Energie a-t-elle déjà équipé un domaine viticole du Cher ? L’entreprise a réalisé des installations chez des exploitants agricoles du Cher, mais aucune référence viticole n’est à ce jour publiquement documentée.

Quelles toitures peuvent accueillir des panneaux solaires sur une exploitation viticole ? Les chais, hangars de stockage et ateliers, souvent déjà bâtis et disposant de grandes surfaces exploitables.

Peut-on revendre l’électricité produite en trop par une installation agricole ? Oui, le surplus non consommé peut être revendu au réseau électrique, en complément de l’autoconsommation, ce qui contribue à rendre l’installation rentable.

Vous gérez un domaine viticole ou une exploitation agricole dans le Cher ?

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